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Historique de l’Église de Jemelle de l’entité de Rochefort

Résumé de 1937 à ce jour

Des documents font état de colportage dans la région dès 1924. Nous pensons et rendons hommage aux Barbezat, aux Neusy, aux Macors, aux Charensol, aux Wälti, aux Châtelain, qui se dévouèrent pour répandre la Parole de Dieu dans notre région. Mais, c’est en 1937 que l’œuvre prit naissance à Jemelle, à la suite d’une campagne d’évangélisation. En effet, un chapiteau fut dressé sur la Place Communale de Jemelle par la Mission Évangélique Belge. La bonne nouvelle de l’Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ est alors annoncée sous tente chaque soir du mois de juillet 1937. Une douzaine de personnes exprimèrent le désir d’avoir un lieu de culte à Jemelle. Un local fut loué le 1er août 1937 pour des rencontres hebdomadaires afin d’y étudier la Parole de Dieu. Ces réunions sont présidées par le pasteur Jean Charensol de l’Église de la Mission Évangélique Belge à Marche en Famenne.

En été 1938, un nouvel effort d’évangélisation sous tente est organisé pour consolider l’oeuvre naissante. Le pasteur Daniel Wälti, qui a succédé au pasteur Charensol à Marche, préside des études bibliques à Jemelle.

En 1940, les réunions à Marche sont suspendues. Le pasteur D. Wälti rentre dans son pays, la Suisse. Le bâtiment sera vendu. La Mission Évangélique Belge accepte de poursuivre l’œuvre commencée à Jemelle. C’est principalement le pasteur Léon Châtelain de Bruxelles, agent itinérant de la Mission Évangélique Belge qui, courageusement pendant toute la guerre et avec un zèle remarquable, visitera régulièrement le petit Poste naissant de Jemelle.

En 1946, les étudiants de l’Institut Biblique de Bruxelles sont chargés d’assurer les cultes du dimanche matin deux fois par mois. En 1950, la Direction de la Mission Évangélique Belge demande au pasteur Paul Walther, issu de l’Église Évangélique Libre de Tavannes (Suisse), de prendre la responsabilité de la petite communauté de Jemelle. Il accepte et, avec son épouse, il est installé officiellement premier pasteur de l’Église de Jemelle le 10 septembre 1950.

De 1950 à 1988, les services sont assurés principalement par Paul Walther :
secondé par Jean Walder de 1967 à 1971,
secondé par Armand Bissat de 1978 à 1984,
secondé par Philippe Crémers de 1984 à 1988.

De 1988 à 1998, les services sont assurés principalement par Philippe Crémers
secondé par Joël Crémers de 1993 à 1998

De 1998 à 2000, les services sont assurés principalement par Joël Crémers.

De 2000 à 2002, intérim assuré par Paul Walther et des pasteurs et anciens d’Églises sœurs.

De 2002 à 2009, les services sont assurés principalement par Joseph Ngoma.

Enfin, de 2011 à aujourd’hui, les services ont été assurés principalement par le pasteur Grégory Zieleniec.

Nous avons débuté avec six personnes en 1950 ; nous en comptions dix en 1952 et puis le nombre s’est agrandi insensiblement. Tout naturellement nous avons eu à cœur de poursuivre l’évangélisation des Ardennes. Nous l’avons fait souvent en collaboration avec les pasteurs des autres églises du Colloque des provinces de Liège, du Luxembourg et de Namur. Nous avons sillonné ces provinces en long et en large avec une vieille voiture Ford équipée de haut-parleurs, pour proclamer le salut en Jésus-Christ et pour offrir le Nouveau Testament. Nous avons connu des moments difficiles (comme c’est souvent le cas dans l’œuvre de Dieu, car Satan s’acharne à mettre des bâtons dans les roues), mais nous avons fait aussi beaucoup d’expériences magnifiques et bénies. Nous considérions les Ardennes comme un champ missionnaire, ce qu’elles sont véritablement. A Jemelle, chaque année au printemps et en automne nous organisions au moins une série de réunions spéciales d’évangélisation généralement dans notre salle, pendant trois à cinq soirs, avec le concours de pasteurs au don d’évangéliste.

En 1960, le local qui nous servait de chapelle fut vendu. Nous voilà dans l’obligation de déménager pour la énième fois. Mais où aller ? Plusieurs démarches sont entreprises, mais toutes sans succès. Les difficultés rencontrées sont grandes ; elles nous choquent d’autant, qu’il semble que le fait d’être protestant est la raison dominante de beaucoup de refus de nous louer ou vendre une maison ou un terrain. Avec les frères et sœurs chrétiens, nous avons imploré l’aide de Dieu, en plaçant toute notre confiance en Lui, sachant bien qu’Il peut faire infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons. Certes, Dieu n’est pas une machine à sous. Nous ne pouvons prétendre à l’exaucement de nos prières dans les dix secondes qui suivent ou après que nous ayons consacré dix minutes à l’intercession.

Après un temps de prières, d’une façon inattendue, un particulier jusque-là inconnu, vint nous proposer son terrain. Quelle surprise ! Quel encouragement ! Quel exaucement de prière ! Nous ne nous lasserons pas de dire : Dieu est bon et grand. Il est merveilleux ! Voilà donc une étape accomplie, mais le plus ardu pour nous restait à faire : la construction d’un temple. En effet, ce projet pouvait être considéré comme une folie pour un petit groupe d’une vingtaine de personnes.

En 1965, dans un acte de foi en Dieu, la décision fut prise, avec les frères et sœurs de l’assemblée, d’entreprendre la construction d’un temple, convaincus que telle était la volonté de Dieu. Très vite, les fruits d’une générosité spontanée remarquable se manifestèrent au-delà de toute espérance. Nous pensons à cette veuve, tributaire d’une faible pension, qui apporta régulièrement sa contribution. Nous pensons à cette autre chrétienne qui se mit à confectionner et à vendre des fleurs artificielles, pour aider de son mieux. Nous pensons à cet homme âgé qui avait mis de côté la somme nécessaire pour une prothèse dentaire et qui apporta tout l’argent économisé en disant : j’attendrai bien encore pour un nouveau dentier. Lorsque le chrétien cherche l’intérêt de Dieu avant le sien, lorsque l’homme donne la priorité à Dieu, Dieu ne peut que le bénir. Au fur et à mesure que l’édifice s’érigeait, nous assistions à de multiples preuves de la sollicitude de Dieu, dirigeant et pourvoyant admirablement aux besoins et à la destinée de son œuvre. L’intervention de Dieu s’est manifestée par la générosité de ses enfants. Nous avons reçu des dons d’un peu partout, principalement des chrétiens de Belgique et de Suisse. Nous tenons à exprimer, aujourd’hui encore, notre profonde gratitude à notre Dieu, mais aussi à tous ceux qui, par leurs prières, par leurs dons, par leurs témoignages d’affection et d’encouragements, nous ont épaulés dans cette entreprise missionnaire et continuent à le faire.

Le 20 novembre 1966, nous entrions dans le Temple pour y célébrer le culte à la gloire de notre Dieu. L’inauguration officielle eut lieu le 16 avril 1967. Il nous revient une parole du grand missionnaire en Chine, Hudson Taylor, qui nous semble résumer assez bien ce que nous avons vécu : « Avec Dieu, la tâche est d’abord impossible, puis difficile et finalement accomplie ». Avec le Psalmiste, nous pouvons dire : « L’Éternel a fait pour nous de grandes choses, nous sommes dans la joie » (Psaume 126:3), et cet autre texte : « Non pas à nous, Éternel, non pas à nous, mais à ton nom donne gloire, à cause de ta bonté et de ta fidélité ! »(Psaume 115:1).

L’Église à Jemelle, fondée par la Mission Évangélique Belge, est devenue membre de l’Association des Églises Évangéliques Libres de Belgique, le 20 mai 1967, laquelle est dénommée actuellement : Association des Églises Protestantes Évangéliques de Belgique, depuis le 30 novembre 1996.

Le Conseil des Anciens de l’Église Protestante Évangélique de et à Jemelle / Rochefort

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